Les livres

Leslivres

Dans cette partie, je vous parlerai des livres que j’ai dans ma bibliothèque et qui me servent, non seulement pour écrire mes séances de Yoga, mais aussi dans cette « observance » que l’on nomme SVADHYAYA qui est connaissance de soi-même :

C’est une incitation à faire des aller-retours incessants entre la pratique sur le tapis  et la lecture et compréhension des textes importants. Éprouvant et vérifiant sans discontinuité, la théorie au jour de la pratique et la pratique à l’aide de la théorie.

 Autant dire que j’y reviens sans cesse.

(Je risque de parler souvent des livres d’André Van Lysebeth, concernant la pratique. Ne vous en étonnez pas. Il s’agit de mon école de professeur. Et cela tombe bien, car ses ouvrages sont excellents… émaillés ça et là, de son humour belge que j’affectionne particulièrement. )

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Ramana Maharshi

un témoignage

de Suleman Samuel Cohen

S. S. Cohen est resté 14 ans auprès de Ramana Maharshi, l’un des plus grands maîtres de la spiritualité du 20e siècle. Il nous livre ici son témoignage : partageant ce que fut sa vie à l’Ashram et les enseignements qu’il a reçus. Un livre émouvant et profond.

Je retranscris ici le début du chapitre 11 – La méditation. S. S. Cohen ressitue le terme puis donne ensuite la signification stricte selon Ramana Maharshi , maître de l’advaïta védanta (la philosophie de la non-dualité). Ses explications ont le mérite de définir précisément, non pas le terme « méditation », mais le chemin de la méditation :

 « Méditation » est un mot qui revêt un grand nombre de significations selon les personnes, allant de la réflexion sereine sur un concept ou un idéal, jusqu’à la béatitude de la plus haute contemplation spirituelle. Toutefois, dans la sadhana (pratique  spirituelle) proposée par le Maharshi, le terme se réfère de manière stricte, quelle que soit la méthode, à l’effort pour mettre au repos la faculté pensante – ces vagues qui surgissent continuellement dans l’esprit -, de manière que soit découvert l’océan paisible de la pure conscience, d’où elles s’élèvent et sur lequel elles se meuvent.

Pour les débutants, ce contrôle du mental semble un exploit extraordinaire. Le Maître les engage néanmoins à continuer et à pratiquer, en tout cas à commencer. Il nous rappelle constamment de manière très encourageante que nous sommes déjà réalisés. Mais nous n’en sommes pas conscients et il nous faut enlever les obstacles qui nous empêchent de l’être, par la recherche – vichara – (La recherche de la Vérité par l’interrogation Qui suis-je?), aussi logique que simple.

Si l’on se fie à ses propres paroles, cette « connaissance de Soi », ou plutôt le chemin vers la connaissance de Soi, est « la chose la plus facile qui existe » (extrait de Atma Vidhya, poème de Ramana Maharshi). Mais si l’on en juge par les questions qu’on lui posait constamment, et plus tard à ses disciples, il apparaît qu’un grand travail, de défrichement soit nécessaire avant que cette idée centrale ne s’installe vraiment chez le chercheur. De toute évidence, le message du Maître semble être le suivant : en dehors même de l’efficacité psychologique du vichara, occuper l’esprit avec un seul thème à l’exclusion de tout autre, dans la mesure où nous pratiquons cet exercice avec ténacité, ne manquera pas de produire des effets bénéfiques. Cette démarche conduira à réduire les oscillations du processus des pensées et rendra ainsi l’esprit disposé à se concentrer sur la tâche suprêmement importante que nous devons ensuite accomplir. En soi, c’est déjà une grande réussite. Trouver la réponse à la question Qui suis-je? n’est pas l’objectif immédiat de la pratique. La stabilité et l’immobilité de l’esprit agité et versatile en constitue la première étape, qui peut être atteinte par une application constante, en ramenant l’attention sur l’objet de la méditation chaque fois que l’esprit s’en échappe.

(…)

Le deuxième point du vichara semble être le suivant : on aura beau chercher où l’on veut, et aussi longtemps qu’on veut, la réponse dans la méditation, on ne la trouvera certainement pas dans le corps physique, car aucune de ses parties n’est assez intelligente pour passer l’épreuve de l’analyse ou répondre à l’appel. Même si le méditant considère son corps comme un tout auquel il attribue son nom, disons Krishna ou Pierre, il découvrira tôt ou tard que seul son esprit en prend la responsabilité, comme pour tout autre pensée ou sensation. Une recherche diligente et une observation appliquée conduiront finalement à voir que l’esprit est celui qui perçoit, qui désire et qui expérimente un monde qui est entièrement sa propre pensée, car l’esprit ne connaît rien d’autre que ses propres pensées.

Le troisième point, en conclusion, se réfère à l’étape la plus vitale du vichara, quand le fait précédent est devenu une ferme conviction et que le chercheur continue sans relâche sa recherche, cette fois-ci non pas en direction du corps insensible, mais de la véritable nature de l’esprit, où il  a découvert que se forme la pensée du moi. La méditation s’est alors véritablement installée; elle n’est plus, comme elle a pu être, un effort douloureux et apparemment sans résultat, mais une activité joyeuse et attendue avec impatience, qu’on ne peut plus abandonner, ni même relâcher. Le processus des pensées s’est maintenant considérablement ralenti ainsi que, naturellement, l’agitation de l’esprit. Une paix profonde et une joie intérieure encourageant à des méditations plus fréquentes et plus longues, ce qui à son tour, réduit encore davantage les pensées, jusqu’à ce qu’on arrive à une pleine maturité où, soudain, cessent complètement toutes les pensées. Le méditant, le je, sans que plus rien ne le trouble ou le préoccupe, se trouve spontanément dans son Être pur, l’état absolu, ou le substrat. C’est ce que signifient les deuxième et troisième soutras du Yoga de Patanjali :

« Yoga est la suppression des vrittis (modifications du mental).

Le sage demeure en lui-même. »

Quel est ce Soi, du point de vue de l’expérience? Shri Bhagavan nous dit qu’il est la Lumière qui brille à jamais dans la caverne du Cœur, flamme de la Conscience je-je, le sat-chit-ananda (Être-conscience-félicité) éternel et bienheureux. Telle est la réponse à la quête et son résultat. Le je, qui s’est lancé dans une recherche résolue et prolongée de sa propre nature, a finalement découvert qu’il n’était autre que l’Esprit pur, l’Être immaculé, éternellement absorbé dans une paix bienheureuse. C’est turiya, le quatrième état, ou samadhi. Il ne reste plus rien à accomplir si ce n’est à transformer cet état en l’expérience permanente du sahaja nirvikalpa, la Grande Libération.

On distingue trois types de samadhi (absorption dans la lumire de la Réalité) :

savikalpa samadhi : avec effort et temporaire, dans lequel n’est pas abolie la distinction entre celui qui connaît, la connaissance et l’objet de connaissance (le voyant, le processus de voir et l’objet vu).

kevala nirvikalpa samadhi : sans effort et temporaire.

-sahaja nirvikalpa samadhi : sans effort et définitif.

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YOGA-SUTRAS de PATANJALI

« Le premier livre »

On trouve dans cet ouvrage, tout le cheminement que doit suivre un yogi, en huit étapes, appelées les huit membres de Patanjali (l’auteur de l’ouvrage). Tout le cheminement mental ou psychologique est décrit ici, dans Yoga-Sutras, en 195 SUTRAS (ou versets).

 Si l’ouvrage reste au départ réservé aux initiés, Patanjali ouvre certainement le premier, la voie d’une démocratisation du Yoga dont nous héritons aujourd’hui, 23 siècles plus tard! Merci Patanjali!

Depuis, de nombreux yogis, des maîtres, ont commenté YOGA-SUTRAS pour le rendre plus explicite et pouvoir y entrer sans l’aide d’un maître et d’une transmission directe.

Je vous en conseille deux, commentés par deux auteurs différents, mais sachez qu’il existe bien d’autres commentaires :

Traduit du sanscrit et commenté par Françoise MAZET, aux éditions Albin Michel, collection Spiritualté Vivantes.

Les commentaires de Françoise MAZET sont accessibles (adaptés à notre temps et notre culture française). Et ils sont tout autant érudits, c’est à dire authentiques. On y entre avec plus de facilité. C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce premier ouvrage.

Commenté par SWAMI SATYANANDA SARASVATI, aux éditions Stayanandashram.

SATYANANDA propose un livre dans un livre. Ces commentaires sont tellement riches, profonds, précis, éprouvés à l’aulne de son immense expérience du Yoga, qu’il propose avec ceux-ci, un livre à part entière. C’est certainement pour cette raison qu’il intitule son ouvrage « Propos sur la Liberté » avant : « commentaires des yoga-sutras de Patanjali ». Ici, aucune prétention de sa part, juste une claire vision des choses sur ce qu’il propose (un livre à propos d’un autre livre à 23 siècles d’écart). Sans prétention ni fausse modestie, juste… juste. C’est déjà une leçon de savoir être!

 Il faut être familier de quelques concepts propre à la philosophie du Yoga, le Samkhiya, et de leur terminologie sanskrite pour tirer tout le bénéfice de cet ouvrage, d’où l’immense intérêt du YOGA-SUTRAS précédent commenté par Françoise Mazet!

Je vous suggère donc de passer d’un ouvrage à l’autre; l’un (F. Mazet) pour aborder et intégrer les concepts et l’autre (Satyananda) pour les approfondir. N’oubliez pas qu’il s’agit ici d’un cheminement où les choses s’intègrent et se vivent très progressivement. Il ne s’agit pas d’une compréhension seulement intellectuelle.

Il faut le vivre!

Semblant d’abord m’éloigner de moi-même (ce que je sais ou crois savoir et qui me définie ), je finis par me retrouver au centre de moi-même (le savoir garde son importance mais il ne me limite plus; la conscience m’ouvre alors un nouveau champs d’expérience).

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J’apprends le YOGA, d’André Van Lysebeth

 

André VAN LYSEBETH, aux éditions Flammarion.

Cet ouvrage est un best-seller. Traduit en plusieurs langues, il a même remporté un très vif succès… en Inde! Mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut absolument l’avoir dans sa bibliothèque : André Van Lysebeth présente 9 postures centrales dans la pratique du hâtha Yoga (appelées série de Rishikesh). Il les étudie dans le moindre détail : nom de la posture et son étymologie, les considérations générales sur l’asana, sa technique, sa position de départ, les différents temps d’exécution, la phase dynamique, la phase statique, le retour au sol, la respiration, la concentration, le niveau de pratique pour les débutants, les divers effets, etc, etc.

Chaque chapitre est illustré de photographies qui présentent les différentes phases de la posture avec ce qu’il faut faire et ne pas faire.

En plus, de la série de Rishikesh, André Van Lysebeth aborde dans son ouvrage tous les thèmes importants de la pratique : la relaxation, le mantra OM, la respiration yogique complète…

Cet ouvrage complet est à posséder absolument… à portée de tapis. Tellement riche, qu’on y revient toujours, quelques soient les années de pratique. Je ne peux que le conseiller très vivement!

(« J’apprends le YOGA » existe en édition de poche, dans la même teneur que l’original mais pour un prix moindre.)

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La Bible du YOGA, de Christina Brown

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Christina BROWN aux éditions Guy Trédaniel.

On ne peut plus s’ennuyer sur le tapis avec cet ouvrage : 170 postures présentées de manière explicite! L’asana est d’abord nommé en français, puis en sanscrit et décrit dans ce qui est sa spécificité : type de posture et là où elle intervient corporellement. Ensuite, vient la description par étape (textes et photos) et enfin un encadré nommé « information » qui… nous informe sur l’endroit de contemplation dans le corps, la préparation nécessaire à la prise de l’asana, la compensation (ou contre-pause), la simplification et l’effet. Le tout tient à chaque fois sur deux pages que l’on peut embrasser d’un seul regard.

Les postures sont regroupées par chapitre : Postures debout, Postures assise et au sol… ce qui est très pratique pour trouver ce que l’on cherche.

Les postures sont illustrées par 6 yogis occidentaux, 3 hommes et 3 femmes qui ont tous l’air gentil! Ce n’est par rien. Cela donne envie de pratiquer et de progresser. Non pas seulement parce qu’ils ont l’air gentil, mais aussi parce qu’on imagine bien que chacun excelle (à ce niveau) dans un type de posture et moins dans l’autre. (Peut-être que Christina Brown se cache parmi eux (« où est Christina? »)) Cela peut nous ramener inconsciemment à notre propre pratique faite de limites mais aussi de vrais possibilités, différentes de celles du voisin. Et donc d’accueillir cela avec le même sourire, la même plénitude. C’est ce qui semble sous-tendre tout cet ouvrage. Ce qui explique certainement ce niveau de pratique!

Au passage, un petit mot sur les éditions Guy Trédaniel qui est un excellent éditeur, sérieux, très documenté, éditant toujours des auteurs d’exception dans le domaine des arts corporels, notamment mais pas seulement… 

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Ma séance de YOGA, d’André Van Lysebeth

 

André VAN LYSEBETH, aux éditions Flammarion.

Avec cet ouvrage, André Van Lysebeth propose une centaine de variantes de postures et de pratiques. Toutes très documentées et illustrées! Comme à son habitude, l’auteur développe sur plusieurs chapitres des thèmes (ici sur une centaine de pages) nous éclairant sur les principes importants du hâtha Yoga qu’il faut savoir intégrer pour avancer sans risquer de se perdre. Je cite dans le désordre : « l’absence d’effort, l’immobilité prolongé, contrôler le souffle, plus souple qu’on ne l’imagine… »

Toute ces explications nous font entrer dans les profondeurs et la vérité du hâtha Yoga. Mais je préfère laisser parler André :

« Ce livre… est destiné aux néophytes autant qu’aux adeptes plus avancés dans la pratique du yoga. Il ne devrait cependant pas être votre tout premier contact avec le yoga. Pour l’utiliser avec un maximum de profit, il faut – et il suffit! – connaître les âsanas de base. »(série de rishikesh décrite dans « J’apprends le Yoga » du même auteur; voire plus haut)

Et puis l’introduction pour vous dire l’esprit d’André Van Lysebeth et ainsi, de ses ouvrages :

« Nous sommes tous des débutants…

Cette affirmation n’est pas une boutade. En effet comparés aux yogis accomplis, et particulièrement aux grands yogis de l’Inde Antique, nous sommes tous réellement des débutants. A ne considérer que le domaine des âsanas, le plus accessible de tous, nous nous sentons bien imparfaits par rapport aux maîtres indiens. C’est heureux, car il est normal de demeurer modestes, même si nous réussissons une âsana un peu difficile.

Mais il existe des raisons beaucoup plus profondes de se considérer comme un débutant. En effet, dans leur pratique du yoga, l’adepte expérimenté et le néophyte se trouvent exactement dans la même situation psychophysiologique et doivent respecter les mêmes règles. Leur différence se situe tout au plus au niveau, d’ailleurs très accessoire, de la souplesse. A chaque étape de son évolution, l’adepte doit revenir inlassablement aux principes essentiels, ceux-là même qu’on enseigne aux néophytes.

Enfin, si nous exceptons les Maîtres, même un yogi accompli sait fort peu de choses relativement à l’immensité du yoga. »

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PRANAYAMA, la dynamique du souffle d’André Van Lysebeth

 

André VAN LYSEBETH, aux éditions Flammarion

Cet ouvrage est rare et n’est plus édité! Vous pourrez le trouver d’occasion, malheureusement pas à un prix toujours abordable, ou en PDF sur la toile. Je vous livre quelques extraits de la préface écrite par Jean Herbert qui fait autorité en matière de Yoga et de culture hindoue. C’est aussi un pionnier de la discipline en France et en Europe :

« Dans ce troisième volet de son triptyque,  le grand spécialiste qu’est André Van Lysebeth a le courage d’aborder un sujet aussi difficile que délicat, celui du prânayâma. (…) Dans le présent ouvrage, André Van Lysebeth traite à la fois de la théorie et de la pratique du prânayâma. En ce qui concerne la théorie, il donne pour la première fois dans une langue européenne une description authentique, structurée, compréhensible pour nous et aussi complète que possible de ce qu’est le prâna, accompagnée de renseignements nécessaires sur les nâdis, les chakras, etc. Comme il le dit fort justement dans le résumé de son introduction, le prâna peut être considéré comme l’origine et la somme totale de toutes les énergies de l’univers. (…) énergie dont la manifestation la plus facilement perceptible – et donc sur laquelle il est le plus facile d’agir – est le souffle, le « respir ». C’est par conséquent sur son souffle que le hâtha-yogi compte le plus pour maîtriser toutes les énergies qui existent potentiellement en lui, et ainsi se mettre en parfaite harmonie avec l’univers dans lequel il vit. »

Encore quelques mots pour expliciter ce qu’est le prânayâma pour être tout à fait clair : il consiste en exercices respiratoires différents qui jouent sur la longueur et la rétention du souffle, sur l’usage d’une narine ou de l’autre de manière alternative ou des deux sur l’utilisation (ou pas) de bandhas qui sont des verrous énergétiques qui permettent de protéger tel ou tel organes, etc. Ces exercices peuvent être associées à la récitation mentale (en pensée) de mantras. Enfin, ils ont un effet plus ou moins direct sur les chakras que l’on peut considérer comme des centres énergétiques (ou psycho-corporels) qui agissent à la fois sur le mieux être du corps mais aussi sur le mental sur tous les aspects qui peuvent le concerner (ce qui en nous à trait à l’espèce, l’ego, la relation à l’autre, la capacité à dire et à exister…). Mais laissons les derniers mots à André :

« …ignorer ou méconnaître l’existence du Prâna, son action sur notre organisme, la façon de l’emmagasiner, de le diriger à volonté, c’est ignorer le véritable yoga. (…) Une fois acquise la technique des poses, si l’on veut progresser, il faut dépasser le stade de l’exécution purement mécanique pour passer au stade du Prânayâma. »

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RESPIRER DE TOUT SON CORPS

L’intégration de l’esprit, du corps et du souffle selon les paroles du Bouddha

Par WILL JOHNSON

Will JOHNSON aux éditions Octave, traduit de l’anglais par Michèle BOILEAU

« Rends-toi dans un lieu tranquille

Dans la nature, la forêt ou même une maison vide

Assieds-toi en posture de méditation le dos droit et vertical

Observe d’abord ta respiration sur le devant du corps

En conscience, inspire

En conscience,expire

Sois attentif à la durée de chaque souffle

Quand tu inspires, inspire par tout le corps

Quand tu expires, expire par tout le corps

En conscience sache que le souffle apaise et guérit le corps

Tel un habile potier observant la course circulaire de l’argile

Vois chaque inspiration devenir expiration puis redevenir inspiration dans un cycle sans fin »

Bouddhiste, pratiquant, enseignant et écrivant à propos de la méditation, Will Johnson commente sur 103 petites pages ce passage du Satipatthana Sutta du Bouddha (ouvrage dont je ne pourrai pas vous parler, le méconnaissant absolument!).

Avec ce commentaire qui est à la fois explication de texte, partage d’expérience et proposition de plusieurs techniques véritables, Will Johnson fait entrer le lecteur dans la profondeur de la méditation.

On comprend alors comment le souffle qui est au cœur notre vie, est aussi un moyen de nous relier! A quoi? Et alors là, il n’y a plus de mot! Ou alors : MÉDITATION.

Cet ouvrage est un vrai petit joyau qui va au cœur du souffle, au cœur de la méditation et donc au cœur de l’être humain.

Et donc aussi au cœur de la pratique posturale si l’on est un pratiquant de Yoga.

A lire absolument!

L’adresse web de l’auteur : www.embodiment.net

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ASHRAMS, Grands Maîtres de l’Inde, d’Arnaud Desjardins

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Arnaud Desjardin aux éditions Albin Michel

Ici, le documentaire réalisé en 1959 par Arnaud Desjardins qui rend bien l’atmosphère du livre : https://www.youtube.com/watch?v=RAvWkfmYQwA

 Avec l’ouvrage Ashrams, Arnaud Desjardins nous raconte à la fois un récit de voyage dans l’Inde du milieu du XXème siècle et sa propre quête spirituelle. Il mêle habillement les deux, nous conduisant d’ashram en ashram, de Sage en Sage. Il nous invite ici à rencontrer trois Maîtres majeurs de l’Inde de la moitiè du XXème siècle :

Swami Sivananda un Maître Yogi du plus haut plan a ouvert le Yoga et son apprentissage aux occidentaux (c’était aussi un médecin). Sans lui, je ne serais pas professeur de Yoga, puisque je dépends (on parle de lignée en Yoga) de son enseignement transmis directement à André Van Lysebeth et de ce dernier aux professeurs et formateurs qui m’ont enseignés. Swami Sivananda a rédigé plus de 300 ouvrages dont bon nombre sur la pratique du Yoga et à ma connaissance, aucun traduit en français!

Ma Anandamayi, une Sainte d’une aura extraordinaire connu et reconnue comme un personnage  spirituel de tout premier plan dans l’Inde de cette époque (et certainement encore aujourd’hui!). Réalisée, éveillée de manière spontanée, elle a su faire le lien avec toutes les spiritualités, toutes les religions présentes en Inde.

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Swami Ramdas (littéralement, le serviteur de dieu) décide à la quarantaine, alors qu’il est chef d’une petite entreprise, de partir en pèlerinage tout autour de l’Inde. L’appel est trop fort. Il voit en chaque personne  et en chaque événement rencontrés une expression du divin qu’il suit sans se poser aucune question des conséquences possibles. Ainsi, retrace-t’il tout ce périple avec beaucoup d’humour dans Carnet de Pélerinage qui se déroule sur plusieurs années à travers tout le sous-continent indien, avec toujours une immense simplicité et une très belle candeur qui ne doivent pas masquer le très haut niveau de spiritualité de Ramdas.

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